Rétrofit ARB à Charleston : moderniser la plomberie historique
· 22 min readModerniser la plomberie d'une maison historique à Charleston passe souvent par l'installation d'un dispositif anti-retour de type ARB, une mise à niveau indispensable pour respecter les exigences municipales actuelles et protéger la qualité de l'eau potable. Si vous possédez ou gérez un bien ancien dans le centre-ville ou dans les quartiers classés, ce type de rétrofit est probablement obligatoire lors de votre prochain contrôle de conformité.
Charleston est une ville où les canalisations datent parfois de plusieurs décennies, voire d'un siècle. Le réseau d'alimentation en eau de ces propriétés n'a pas été conçu pour les dispositifs de protection anti-refoulement que les codes actuels exigent. Et pourtant, la mairie et Charleston Water System ont durci leurs exigences d'inspection ces dernières années, notamment pour les immeubles locatifs et les propriétés raccordées à des systèmes d'irrigation ou à des équipements thermiques. Beaucoup de propriétaires se retrouvent à devoir agir vite, souvent à la suite d'un avis de non-conformité ou d'une inspection qui tourne mal.
Ce qui complique les choses ici, c'est la nature même du bâti. Les murs en brique, les planchers en bois massif, les plafonds ornés, tout ça impose des contraintes réelles. Un plombier qui ne connaît pas Charleston va vouloir ouvrir des murs, casser des carrelages anciens, laisser des traces que personne ne voulait. Le rétrofit ARB bien fait, c'est une intervention chirurgicale, pas un chantier de démolition.
Ce qu'est concrètement un rétrofit ARB et pourquoi Charleston est un cas particulier
Un dispositif ARB, ou anti-retour à zone de pression réduite, est un ensemble mécanique installé sur la conduite d'alimentation principale pour empêcher que l'eau contaminée ne revienne dans le réseau public. Il fonctionne grâce à des clapets à ressort et une zone de pression intermédiaire qui agit comme un sas. Si la pression aval dépasse celle de l'alimentation, le dispositif s'ouvre et laisse s'écouler l'eau vers l'extérieur plutôt que de la laisser refluer. Simple en principe. L'installation dans une structure ancienne demande du soin.
À Charleston, le contexte est particulier pour plusieurs raisons. D'abord, l'humidité ambiante et la proximité de l'eau salée accélèrent la corrosion des canalisations en cuivre et en galvanisé. Beaucoup de propriétés du Historic District ont encore des tronçons de tuyauterie galvanisée qui limitent sérieusement les options d'installation. Ensuite, les contraintes de l'Architectural Review Board s'appliquent à l'extérieur des bâtiments classés, ce qui signifie que la position et l'aspect visuel du dispositif ARB comptent, même pour quelque chose d'aussi fonctionnel qu'une vanne de plomberie.
Il faut aussi comprendre que Charleston Water System impose des tests annuels sur les dispositifs ARB installés. Ce n'est pas optionnel. Un dispositif mal installé ou mal sélectionné sera refusé lors du test, et vous vous retrouvez avec une mise en demeure. Le choix du modèle, la hauteur d'installation par rapport au sol, le drainage de l'évent, tout ça doit correspondre précisément aux exigences locales. C'est là que l'expérience locale fait une différence concrète.
Ce que ça coûte réellement et où passent les heures de travail
Le coût d'un rétrofit ARB à Charleston varie selon plusieurs facteurs : le diamètre de la conduite principale, l'accessibilité de la zone d'installation, l'état des canalisations existantes et la nécessité ou non de remplacer des tronçons adjacents. Sur une maison unifamiliale avec une conduite de 25 millimètres en bon état, on parle généralement d'une intervention entre 800 et 1 500 dollars tout compris, matériel et main-d'œuvre. Pour un immeuble locatif avec plusieurs raccordements ou une conduite de plus grand diamètre, le budget monte facilement au-delà de 2 500 dollars.
Ce qui gonfle la facture dans les maisons historiques, c'est rarement le dispositif lui-même. C'est le travail préparatoire. Accéder à la conduite principale dans un sous-sol partiellement aménagé ou sous un plancher en bois massif prend du temps. Si les canalisations galvanisées présentent de la corrosion avancée au point de raccordement, il faut remplacer le tronçon avant d'installer quoi que ce soit d'autre. Installer le dispositif sur une tuyauterie fragilisée, c'est s'exposer à une fuite dans les 18 mois.
Les heures de travail se décomposent à peu près ainsi : évaluation initiale et repérage des canalisations, coupure de l'alimentation et isolation de la zone, découpe et remplacement éventuel du tronçon existant, installation et raccordement du dispositif ARB, test de pression, et enfin rédaction du rapport pour Charleston Water System. Un technicien expérimenté qui connaît les configurations typiques des maisons de Charleston peut faire tout ça en une demi-journée sur un cas standard. Mais un cas standard à Charleston reste rare.
Études de cas concrets
Maison unifamiliale dans le quartier Harleston Village
Une propriétaire avait reçu un avis de non-conformité de Charleston Water System après l'inspection de routine de sa propriété construite en 1924. Le raccordement principal était en galvanisé sur les deux premiers mètres depuis le compteur. La solution n'était pas simplement d'installer un ARB : il fallait d'abord remplacer ce tronçon en cuivre, puis positionner le dispositif à hauteur réglementaire à l'extérieur du bâtiment, dans un angle discret de la façade arrière pour respecter les consignes du comité architectural. L'intervention a duré une journée complète. La propriétaire a obtenu sa conformité lors de la réinspection trois semaines plus tard, sans aucune trace visible sur la façade principale.
Immeuble locatif de six logements dans le quartier Wagener Terrace
Le gestionnaire d'un immeuble de six appartements construits dans les années 1940 devait passer une inspection municipale pour renouveler son permis d'exploitation. Le bâtiment n'avait aucun dispositif anti-retour sur la conduite principale, et deux des logements étaient encore raccordés à d'anciennes tuyauteries en plomb partiel. Le rétrofit a nécessité l'installation d'un ARB de 50 millimètres sur la conduite principale, plus le remplacement des tronçons en plomb dans les deux appartements concernés. Le tout s'est étalé sur deux jours, avec les locataires informés à l'avance et l'eau coupée uniquement par tranches de deux heures. L'inspection municipale a été validée sans réserve.
Réparation d'urgence suivie d'un rétrofit ciblé dans Cannonborough
Un propriétaire a appelé un soir pour une fuite sur la conduite principale, à l'endroit exact où une ancienne réparation en soudure avait lâché. Une fois la fuite colmatée, l'inspection des alentours a révélé qu'il n'y avait pas de dispositif anti-retour et que la zone de raccordement avait été bricolée plusieurs fois au fil des années. Plutôt que de repartir avec juste la réparation, on a installé un ARB dans la foulée, pendant que la zone était déjà ouverte et accessible. Ça a évité une deuxième intervention quelques mois plus tard, et le propriétaire est maintenant en conformité.
Points à retenir
Vérifiez d'abord l'état de votre conduite principale avant de commander un dispositif ARB. Installer du neuf sur du corrodé ne règle rien. Si votre propriété est dans un secteur classé, consultez les directives du comité de révision architecturale avant de décider de la position du dispositif à l'extérieur.
Prévoyez un test annuel obligatoire avec un technicien certifié. C'est une exigence de Charleston Water System, pas une option. Pour les immeubles locatifs, planifiez l'intervention en coordination avec vos locataires et en dehors des pics d'usage de l'eau, typiquement en milieu de matinée un jour de semaine.
Gardez le rapport d'installation et les résultats de test dans vos archives de propriété. Les inspecteurs municipaux peuvent les demander à tout moment.
Ce que les données disent sur la consommation d'eau chaude et l'efficacité des systèmes
Il peut sembler éloigné du sujet, mais la question de l'efficacité des systèmes hydrauliques résidentiels touche directement aux raisons pour lesquelles les rétrofits ont une valeur au-delà de la simple conformité. En France, les données de référence les plus récentes indiquent que l'eau chaude représente 11 % de la consommation énergétique du secteur résidentiel. C'est moins que le chauffage, mais c'est loin d'être négligeable, et ça illustre à quel point un réseau d'eau domestique mal conçu ou vieillissant peut peser sur les coûts de fonctionnement d'un logement.
Dans le contexte de Charleston, où les chauffe-eau à résistance électrique restent courants dans les maisons anciennes, un réseau de plomberie vétuste avec des pertes de charge importantes amplifie ces inefficacités. Un rétrofit bien conduit, qui inclut le remplacement des tronçons dégradés en même temps que l'installation du dispositif ARB, améliore la pression disponible et réduit les pertes dans le réseau. C'est un bénéfice concret, pas seulement une mise en conformité sur le papier.
Analyse approfondie : les erreurs les plus fréquentes sur les installations ARB en milieu historique
La première erreur, et de loin la plus fréquente, c'est de sous-dimensionner le dispositif. Un ARB de 20 millimètres sur une conduite principale de 32 millimètres crée une chute de pression notable, surtout dans une maison à deux étages avec plusieurs points de soutirage simultanés. Les occupants se plaignent de faible débit aux étages supérieurs, et la tentation est de blâmer autre chose. Vérifiez toujours que le diamètre nominal du dispositif correspond au diamètre réel de la conduite, pas à celui indiqué sur un plan de 1978 qui n'a peut-être jamais été mis à jour.
La deuxième erreur concerne le drainage de l'évent de décharge. Le dispositif ARB est conçu pour évacuer de l'eau lors d'un événement de refoulement. Si cet évent n'est pas correctement drainé vers l'extérieur ou vers un siphon adapté, vous vous retrouvez avec de l'eau qui s'écoule dans un vide sanitaire ou contre un mur en brique. Dans les maisons historiques de Charleston, ça peut causer des dommages structurels en quelques années, surtout avec le taux d'humidité du climat local. C'est un détail d'installation, mais un détail qui coûte cher quand il est raté.
Troisièmement, et c'est quelque chose que j'ai vu plusieurs fois, certains installateurs positionnent le dispositif à l'intérieur du bâtiment pour éviter les contraintes du comité architectural. C'est techniquement permis dans certaines configurations, mais ça complique les tests annuels et ça expose le dispositif à une température moins stable, ce qui accélère l'usure des joints internes. À Charleston, avec les étés qu'on connaît, un dispositif exposé à la chaleur dans un espace non ventilé va fatiguer plus vite qu'un dispositif installé à l'extérieur dans un endroit ombragé. Pensez-y avant de choisir l'emplacement.
Questions fréquentes
Mon bien est classé : est-ce que j'ai besoin d'une autorisation pour installer un dispositif ARB à l'extérieur ?
Oui, dans la plupart des cas, si votre propriété est dans un secteur soumis à la révision architecturale de Charleston. Le comité examine la visibilité du dispositif depuis la voie publique et peut imposer des contraintes sur sa position ou sur le type de protection visuelle. Il est conseillé de soumettre un plan d'installation avant de commencer les travaux pour éviter une demande de modification après coup.
Combien de temps dure l'intervention sur une maison unifamiliale standard ?
Sur une maison unifamiliale avec une conduite principale accessible et en bon état, un technicien expérimenté peut finir l'installation en quatre à six heures. Si le tronçon existant est corrodé ou si l'accès est compliqué par l'aménagement intérieur, comptez plutôt une journée complète. Les propriétés avec des configurations atypiques, caves voûtées, planchers massifs, faux plafonds anciens, prennent systématiquement plus de temps.
Est-ce que je dois prévenir mes locataires avant l'intervention ?
Oui, et pas seulement par courtoisie. Charleston exige que l'eau soit coupée sur la conduite principale pendant l'installation, ce qui affecte tous les occupants du bâtiment. Pour un immeuble locatif, prévenez par écrit au moins 48 heures à l'avance, indiquez la plage horaire de coupure et assurez-vous que la durée réelle de coupure reste raisonnable. Une mauvaise coordination sur ce point génère des plaintes et parfois des obligations légales vis-à-vis des baux en vigueur.
À quelle fréquence le dispositif ARB doit-il être testé et qui peut faire ce test ?
Charleston Water System exige un test annuel réalisé par un technicien certifié pour les dispositifs ARB. Ce n'est pas un test que le propriétaire peut faire lui-même avec un manomètre ordinaire. Il faut un kit de test calibré et un opérateur dont la certification est reconnue par le service des eaux municipal. Le résultat du test doit être transmis à Charleston Water System dans le délai indiqué sur votre avis d'installation.
Que se passe-t-il si mon dispositif ARB échoue au test annuel ?
Un échec au test signifie que le dispositif ne protège plus le réseau public de manière fiable. Charleston Water System peut émettre un avis de non-conformité et, dans les cas graves, ordonner la fermeture du raccordement au réseau public jusqu'à la remise en état. La plupart des échecs sont liés à des joints usés ou à un clapet encrassé, des réparations relativement simples si elles sont traitées rapidement. Attendre aggrave toujours la situation.
Moderniser la plomberie d'une maison historique à Charleston passe souvent par l'installation d'un dispositif anti-retour de type ARB, une mise à niveau indispensable pour respecter les exigences municipales actuelles et protéger la qualité de l'eau potable. Si vous possédez ou gérez un bien ancien dans le centre-ville ou dans les quartiers classés, ce type de rétrofit est probablement obligatoire lors de votre prochain contrôle de conformité.
Charleston est une ville où les canalisations datent parfois de plusieurs décennies, voire d'un siècle. Le réseau d'alimentation en eau de ces propriétés n'a pas été conçu pour les dispositifs de protection anti-refoulement que les codes actuels exigent. Et pourtant, la mairie et Charleston Water System ont durci leurs exigences d'inspection ces dernières années, notamment pour les immeubles locatifs et les propriétés raccordées à des systèmes d'irrigation ou à des équipements thermiques. Beaucoup de propriétaires se retrouvent à devoir agir vite, souvent à la suite d'un avis de non-conformité ou d'une inspection qui tourne mal.
Ce qui complique les choses ici, c'est la nature même du bâti. Les murs en brique, les planchers en bois massif, les plafonds ornés, tout ça impose des contraintes réelles. Un plombier qui ne connaît pas Charleston va vouloir ouvrir des murs, casser des carrelages anciens, laisser des traces que personne ne voulait. Le rétrofit ARB bien fait, c'est une intervention chirurgicale, pas un chantier de démolition.
Ce qu'est concrètement un rétrofit ARB et pourquoi Charleston est un cas particulier
Un dispositif ARB, ou anti-retour à zone de pression réduite, est un ensemble mécanique installé sur la conduite d'alimentation principale pour empêcher que l'eau contaminée ne revienne dans le réseau public. Il fonctionne grâce à des clapets à ressort et une zone de pression intermédiaire qui agit comme un sas. Si la pression aval dépasse celle de l'alimentation, le dispositif s'ouvre et laisse s'écouler l'eau vers l'extérieur plutôt que de la laisser refluer. Simple en principe. L'installation dans une structure ancienne demande du soin.
À Charleston, le contexte est particulier pour plusieurs raisons. D'abord, l'humidité ambiante et la proximité de l'eau salée accélèrent la corrosion des canalisations en cuivre et en galvanisé. Beaucoup de propriétés du Historic District ont encore des tronçons de tuyauterie galvanisée qui limitent sérieusement les options d'installation. Ensuite, les contraintes de l'Architectural Review Board s'appliquent à l'extérieur des bâtiments classés, ce qui signifie que la position et l'aspect visuel du dispositif ARB comptent, même pour quelque chose d'aussi fonctionnel qu'une vanne de plomberie.
Il faut aussi comprendre que Charleston Water System impose des tests annuels sur les dispositifs ARB installés. Ce n'est pas optionnel. Un dispositif mal installé ou mal sélectionné sera refusé lors du test, et vous vous retrouvez avec une mise en demeure. Le choix du modèle, la hauteur d'installation par rapport au sol, le drainage de l'évent, tout ça doit correspondre précisément aux exigences locales. C'est là que l'expérience locale fait une différence concrète.
Ce que ça coûte réellement et où passent les heures de travail
Le coût d'un rétrofit ARB à Charleston varie selon plusieurs facteurs : le diamètre de la conduite principale, l'accessibilité de la zone d'installation, l'état des canalisations existantes et la nécessité ou non de remplacer des tronçons adjacents. Sur une maison unifamiliale avec une conduite de 25 millimètres en bon état, on parle généralement d'une intervention entre 800 et 1 500 dollars tout compris, matériel et main-d'œuvre. Pour un immeuble locatif avec plusieurs raccordements ou une conduite de plus grand diamètre, le budget monte facilement au-delà de 2 500 dollars.
Ce qui gonfle la facture dans les maisons historiques, c'est rarement le dispositif lui-même. C'est le travail préparatoire. Accéder à la conduite principale dans un sous-sol partiellement aménagé ou sous un plancher en bois massif prend du temps. Si les canalisations galvanisées présentent de la corrosion avancée au point de raccordement, il faut remplacer le tronçon avant d'installer quoi que ce soit d'autre. Installer le dispositif sur une tuyauterie fragilisée, c'est s'exposer à une fuite dans les 18 mois.
Les heures de travail se décomposent à peu près ainsi : évaluation initiale et repérage des canalisations, coupure de l'alimentation et isolation de la zone, découpe et remplacement éventuel du tronçon existant, installation et raccordement du dispositif ARB, test de pression, et enfin rédaction du rapport pour Charleston Water System. Un technicien expérimenté qui connaît les configurations typiques des maisons de Charleston peut faire tout ça en une demi-journée sur un cas standard. Mais un cas standard à Charleston reste rare.
Études de cas concrets
Maison unifamiliale dans le quartier Harleston Village
Une propriétaire avait reçu un avis de non-conformité de Charleston Water System après l'inspection de routine de sa propriété construite en 1924. Le raccordement principal était en galvanisé sur les deux premiers mètres depuis le compteur. La solution n'était pas simplement d'installer un ARB : il fallait d'abord remplacer ce tronçon en cuivre, puis positionner le dispositif à hauteur réglementaire à l'extérieur du bâtiment, dans un angle discret de la façade arrière pour respecter les consignes du comité architectural. L'intervention a duré une journée complète. La propriétaire a obtenu sa conformité lors de la réinspection trois semaines plus tard, sans aucune trace visible sur la façade principale.
Immeuble locatif de six logements dans le quartier Wagener Terrace
Le gestionnaire d'un immeuble de six appartements construits dans les années 1940 devait passer une inspection municipale pour renouveler son permis d'exploitation. Le bâtiment n'avait aucun dispositif anti-retour sur la conduite principale, et deux des logements étaient encore raccordés à d'anciennes tuyauteries en plomb partiel. Le rétrofit a nécessité l'installation d'un ARB de 50 millimètres sur la conduite principale, plus le remplacement des tronçons en plomb dans les deux appartements concernés. Le tout s'est étalé sur deux jours, avec les locataires informés à l'avance et l'eau coupée uniquement par tranches de deux heures. L'inspection municipale a été validée sans réserve.
Réparation d'urgence suivie d'un rétrofit ciblé dans Cannonborough
Un propriétaire a appelé un soir pour une fuite sur la conduite principale, à l'endroit exact où une ancienne réparation en soudure avait lâché. Une fois la fuite colmatée, l'inspection des alentours a révélé qu'il n'y avait pas de dispositif anti-retour et que la zone de raccordement avait été bricolée plusieurs fois au fil des années. Plutôt que de repartir avec juste la réparation, on a installé un ARB dans la foulée, pendant que la zone était déjà ouverte et accessible. Ça a évité une deuxième intervention quelques mois plus tard, et le propriétaire est maintenant en conformité.
Points à retenir
Vérifiez d'abord l'état de votre conduite principale avant de commander un dispositif ARB. Installer du neuf sur du corrodé ne règle rien. Si votre propriété est dans un secteur classé, consultez les directives du comité de révision architecturale avant de décider de la position du dispositif à l'extérieur.
Prévoyez un test annuel obligatoire avec un technicien certifié. C'est une exigence de Charleston Water System, pas une option. Pour les immeubles locatifs, planifiez l'intervention en coordination avec vos locataires et en dehors des pics d'usage de l'eau, typiquement en milieu de matinée un jour de semaine.
Gardez le rapport d'installation et les résultats de test dans vos archives de propriété. Les inspecteurs municipaux peuvent les demander à tout moment.
Ce que les données disent sur la consommation d'eau chaude et l'efficacité des systèmes
Il peut sembler éloigné du sujet, mais la question de l'efficacité des systèmes hydrauliques résidentiels touche directement aux raisons pour lesquelles les rétrofits ont une valeur au-delà de la simple conformité. En France, les données de référence les plus récentes indiquent que l'eau chaude représente 11 % de la consommation énergétique du secteur résidentiel. C'est moins que le chauffage, mais c'est loin d'être négligeable, et ça illustre à quel point un réseau d'eau domestique mal conçu ou vieillissant peut peser sur les coûts de fonctionnement d'un logement.
Dans le contexte de Charleston, où les chauffe-eau à résistance électrique restent courants dans les maisons anciennes, un réseau de plomberie vétuste avec des pertes de charge importantes amplifie ces inefficacités. Un rétrofit bien conduit, qui inclut le remplacement des tronçons dégradés en même temps que l'installation du dispositif ARB, améliore la pression disponible et réduit les pertes dans le réseau. C'est un bénéfice concret, pas seulement une mise en conformité sur le papier.
Analyse approfondie : les erreurs les plus fréquentes sur les installations ARB en milieu historique
La première erreur, et de loin la plus fréquente, c'est de sous-dimensionner le dispositif. Un ARB de 20 millimètres sur une conduite principale de 32 millimètres crée une chute de pression notable, surtout dans une maison à deux étages avec plusieurs points de soutirage simultanés. Les occupants se plaignent de faible débit aux étages supérieurs, et la tentation est de blâmer autre chose. Vérifiez toujours que le diamètre nominal du dispositif correspond au diamètre réel de la conduite, pas à celui indiqué sur un plan de 1978 qui n'a peut-être jamais été mis à jour.
La deuxième erreur concerne le drainage de l'évent de décharge. Le dispositif ARB est conçu pour évacuer de l'eau lors d'un événement de refoulement. Si cet évent n'est pas correctement drainé vers l'extérieur ou vers un siphon adapté, vous vous retrouvez avec de l'eau qui s'écoule dans un vide sanitaire ou contre un mur en brique. Dans les maisons historiques de Charleston, ça peut causer des dommages structurels en quelques années, surtout avec le taux d'humidité du climat local. C'est un détail d'installation, mais un détail qui coûte cher quand il est raté.
Troisièmement, et c'est quelque chose que j'ai vu plusieurs fois, certains installateurs positionnent le dispositif à l'intérieur du bâtiment pour éviter les contraintes du comité architectural. C'est techniquement permis dans certaines configurations, mais ça complique les tests annuels et ça expose le dispositif à une température moins stable, ce qui accélère l'usure des joints internes. À Charleston, avec les étés qu'on connaît, un dispositif exposé à la chaleur dans un espace non ventilé va fatiguer plus vite qu'un dispositif installé à l'extérieur dans un endroit ombragé. Pensez-y avant de choisir l'emplacement.
Questions fréquentes
Mon bien est classé : est-ce que j'ai besoin d'une autorisation pour installer un dispositif ARB à l'extérieur ?
Oui, dans la plupart des cas, si votre propriété est dans un secteur soumis à la révision architecturale de Charleston. Le comité examine la visibilité du dispositif depuis la voie publique et peut imposer des contraintes sur sa position ou sur le type de protection visuelle. Il est conseillé de soumettre un plan d'installation avant de commencer les travaux pour éviter une demande de modification après coup.
Combien de temps dure l'intervention sur une maison unifamiliale standard ?
Sur une maison unifamiliale avec une conduite principale accessible et en bon état, un technicien expérimenté peut finir l'installation en quatre à six heures. Si le tronçon existant est corrodé ou si l'accès est compliqué par l'aménagement intérieur, comptez plutôt une journée complète. Les propriétés avec des configurations atypiques, caves voûtées, planchers massifs, faux plafonds anciens, prennent systématiquement plus de temps.
Est-ce que je dois prévenir mes locataires avant l'intervention ?
Oui, et pas seulement par courtoisie. Charleston exige que l'eau soit coupée sur la conduite principale pendant l'installation, ce qui affecte tous les occupants du bâtiment. Pour un immeuble locatif, prévenez par écrit au moins 48 heures à l'avance, indiquez la plage horaire de coupure et assurez-vous que la durée réelle de coupure reste raisonnable. Une mauvaise coordination sur ce point génère des plaintes et parfois des obligations légales vis-à-vis des baux en vigueur.
À quelle fréquence le dispositif ARB doit-il être testé et qui peut faire ce test ?
Charleston Water System exige un test annuel réalisé par un technicien certifié pour les dispositifs ARB. Ce n'est pas un test que le propriétaire peut faire lui-même avec un manomètre ordinaire. Il faut un kit de test calibré et un opérateur dont la certification est reconnue par le service des eaux municipal. Le résultat du test doit être transmis à Charleston Water System dans le délai indiqué sur votre avis d'installation.
Que se passe-t-il si mon dispositif ARB échoue au test annuel ?
Un échec au test signifie que le dispositif ne protège plus le réseau public de manière fiable. Charleston Water System peut émettre un avis de non-conformité et, dans les cas graves, ordonner la fermeture du raccordement au réseau public jusqu'à la remise en état. La plupart des échecs sont liés à des joints usés ou à un clapet encrassé, des réparations relativement simples si elles sont traitées rapidement. Attendre aggrave toujours la situation.